Vietnam : des pirates à la solde de l’Etat s’en prennent aux multinationales

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Alors qu’une cyberattaque mondiale a fait plus de 200 000 victimes ce week-end, la société FireEye, spécialisée dans la sécurité informatique, a mis en lumière une campagne de cyberespionnage menée à l’encontre des multinationales implantées au Vietnam. Des pirates à la solde de l’Etat pourraient être à l’origine de celle-ci.

L’Etat vietnamien réfute toute implication dans la campagne de piratage

Bien que le rapport de FireEye sur la vaste campagne de piratage que ses chercheurs ont pu observer laisse penser que le Vietnam est impliqué d’une manière ou d’une autre, impossible pour l’heure de localiser les hackers ni même de confirmer que ces derniers étaient proches du gouvernement.

Il n’empêche que ce dernier a rapidement (trop ?) voulu prendre ses distances avec cette affaire rappelant qu’il ne tolérait « aucune forme de cyberattaque contre des organisations ou bien des individus » avant de préciser que les auteurs de ces faits devront être « sanctionnés et sévèrement punis ».

Pourtant, à en croire les spécialistes de FireEye, ce discours a de quoi sonner faux ! Depuis plusieurs années, la société suit les activités d’un groupe baptisé APT32 qui semble viser des entreprises étrangères ayant des intérêts commerciaux au Vietnam.

C’est ainsi qu’ont été ciblées une société allemande sur le point d’implanter une usine dans le pays, un urbaniste chinois sur le point de proposer ses services au Vietnam mais aussi l’agence local d’un cabinet de conseil britannique. Nuire aux intérêts d’entreprises étrangères serait donc l’objectif des pirates.

Le Vietnam, un Etat vulnérable aux cyberattaques

Récemment classé comme l’un des pays les plus vulnérables aux cyberattaques par Microsoft, le Vietnam fait de nouveau la Une des sites spécialisés en sécurité informatique.

Il faut dire que si c’est la première fois que des entreprises européennes sont ciblées par des hackers, ces derniers sont habitués à « travailler » pour l’Etat ou d’autres entités.

En particulier, le groupe derrière ce cyberespionnage pourrait être celui qui a déjà agi contre les agences gouvernementales et les institutions de recherche chinoises. De même, il serait étroitement lié avec des attaques menées sur Internet à l’encontre de journalistes, de militants, de dissidents politiques ou encore de blogueurs.

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