Après les Etats-Unis, c’est au tour de l’Europe de bannir Kaspersky

Kaspersky

Interdites par les administrations américaines, les solutions de sécurité de la marque Kaspersky sont depuis quelques heures maintenant également bannies par les institutions européennes. La société russe a déjà riposté à cette annonce en quittant le projet NoMoreRansom.

Les logiciels de l’éditeur russe en Europe, c’est désormais fini !

Décidément, l’entreprise Kaspersky est en train de tout perdre. Après avoir vu ses produits bannis par les Etats Unis, voilà que ce sont les institutions européennes qui ont annoncé qu’elles ne voulaient plus utiliser les solutions éditées par l’entreprise russe.

Dans une résolution du 13 juin 2018, le Parlement Européen a effectivement annoncé qu’il coupait toute relation avec Kaspersky. Si les Etats-Unis avaient craint que les solutions de sécurité ne servent de moyens d’espionnage, le Parlement Européen a lui clairement jugé comme « malveillants » les logiciels de l’éditeur russe.

La résolution est on ne peut plus clair puisqu’elle indique que « le Parlement européen demande à l’Union de procéder à un examen complet des équipements logiciels, informatiques et de communication, ainsi que des infrastructures utilisées dans les institutions afin d’exclure les programmes et appareils potentiellement dangereux et d’interdire ceux qui ont été confirmés comme malveillants, comme Kaspersky Lab ».

Kaspersky désabusé après la décision du Parlement Européen

Déjà choqué par l’annonce des autorités américaines en septembre dernier, Eugène Kaspersky, le fondateur de la société éponyme, a assurément pris un véritable coup de massue avec la décision prise par le Parlement Européen.

Comme il l’a évoqué dans un tweet, cela faisait pourtant 20 ans que Kaspersky collaborait avec les autorités européennes en matière de cybersécurité. Aussi, suite au choix des institutions européennes, l’éditeur russe a annoncé mettre un terme à son travail dans le cadre d’Europol mais aussi se retirer du projet NoMoreRansom.

Il faut dire que depuis plusieurs semaines, Kaspersky avait tout fait pour jouer la carte de la transparence et montrer patte blanche. Entre autres, la société russe avait fait part de son intention d’implanter un datacenter en Suisse afin de stocker les données des clients européens au plus proche d’eux. Un projet de création de « centre de transparence » avait aussi été évoqué…

No votes yet.
Please wait...

Be the first to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*