Les services de renseignements russes (GRU) dans le viseur de l’Europe

GRU

Alors que la Russie est souvent pointée du doigt dans les affaires d’espionnage informatique, elle est une nouvelle fois au cœur de l’actualité. Les Pays-Bas et la Grande-Bretagne accusent les services de renseignements russes (GRU) d’être responsables de nombreuses cyberattaques ayant visé des organismes et/ou des institutions en Europe.

Le GRU accusé de la conduite de plusieurs cyberattaques par Londres

En fin de semaine dernière, la Grande Bretagne a accusé le GRU d’être à l’origine de plusieurs cyberattaques ayant été conduites au cours des dernières semaines. Selon son Centre National de Sécurité Informatique, le GRU aurait essayé d’influencer les résultats des élections, et ce dans plusieurs pays du globe.

En effet, le GRU serait à l’origine du piratage qui a touché le parti démocrate américain peu avant que Donald Trump ne soit élu à la Présidence des Etats-Unis. Il serait aussi le responsable de la cyberattaque ayant visé l’aéroport d’Odessa (Ukraine) et de la fuite de données qui a touché l’Agence Mondiale Antidopage.

Ces accusations se tiennent puisque la Russie aurait mené ces attaques pour tenter d’influencer l’élection de Donald Trump, pour asseoir sa domination sur l’Ukraine mais aussi pour discréditer les fédérations sportives internationales après l’exclusion de nombreux sportifs russes des compétitions mondiales après le scandale d’un dopage institutionnalisé.

Les Pays-Bas aussi accusent le GRU

Pas plus tard que ce jeudi, les Pays-Bas ont communiqué sur le fait qu’ils étaient parvenus à déjouer une cyberattaque visant une organisation internationale, à savoir l’OIAC (Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques) qui est basé à La Haye.

Les autorités néerlandaises affirment effectivement qu’elles ont découvert un véritable arsenal électronique et informatique dans un véhicule situé sur un parking proche de l’OIAC. Présent pour mener un piratage de l’organisation internationale, ce matériel pourrait appartenir au GRU, l’OIAC travaillant actuellement sur le dossier de l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal en Angleterre mais aussi sur une attaque menée en Syrie et attribuée, sans assurance, à la Russie.

Reste maintenant à éclaircir tout cela, car la Russie se défend pour l’heure en dénonçant « l’espionnite aiguë » des Occidentaux. Pas sûr que ce type d’arguments suffisent à convaincre…

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1 commentaire sur Les services de renseignements russes (GRU) dans le viseur de l’Europe

  1. C’est que l’occident n’a pas de service de renseignement.

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  1. Cyberattaques : bientôt un régime de sanctions spécifiques en Europe ?

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