Sécurité informatique des élus : des choses à changer

sécurité informatique des élus

Il y a quelques jours, Jérôme Bascher, sénateur Les Républicains (LR) de l’Oise, a rendu public un rapport s’intéressant à la cybersécurité en haut de l’État. Or, à la lecture de ce dernier, force est de constater que de nombreux éléments sont à revoir pour améliorer la sécurité informatique des élus mais aussi des institutions.

Quand la sécurité informatique des élus pose un vrai problème

À l’heure où les cyberattaques se multiplient aux quatre coins du globe et où les cibles sont de plus en plus variées, il n’y a absolument rien qui peut laisser penser que les institutions étatiques sont hors de danger.

Aussi, il est particulièrement inquiétant que Jérôme Bascher nous informe que la sécurité informatique de l’Assemblée nationale et du Sénat est « proche du zéro ». Selon lui, les fonctions institutionnelles sont bien protégées mais il existe un vrai problème : la sécurité informatique des élus.

Chaque député et chaque sénateur dispose effectivement de son propre matériel, qu’il s’agisse de PC ou de smartphone. Or, chaque équipement peut apparaître comme une porte d’entrée dans les institutions de l’État pour effectuer de l’espionnage, propager des fake news ou bien distribuer des malwares.

Qui plus est, le sénateur estime que les élus sont trop exposés à un risque d’espionnage, redoutant que des backdoors existent réellement dans les produits siglés Apple, Google ou Microsoft pour ne citer qu’eux. Or, ces sociétés américaines sont aujourd’hui dominantes sur le marché et aucune concurrence française ne semble en mesure d’imaginer, même à terme, une souveraineté numérique.

L’humain au cœur des inquiétudes

Selon Jérôme Bascher, les sénateurs et députés ne seraient pas assez sensibilisés aux risques auxquels ils s’exposent en utilisant leur smartphone mais aussi leur ordinateur personnel.

Des campagnes de sensibilisation existent pourtant mais y participer se fait sur la base du volontariat. Or, la sécurité informatique des élus n’est pas le thème qui passionne le plus les principaux concernés.

De ce fait, à l’heure où sénateurs comme députés pourraient être ciblés par des attaques venant de Chine, de Russie, de Turquie ou de Corée du Sud — il s’agit des principaux pays depuis lesquels sont lancées des cyberattaques — le sénateur de l’Oise estime qu’un meilleur contrôle des équipements informatiques acquis par les élus pourrait être mis en place.

Il va également plus loin en recommandant un report de l’entrée en vigueur du vote électronique pour le parrainage à l’élection présidentielle.

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