Le Royaume-Uni visé par les pirates informatiques russes ?

pirates informatiques russes

Alors que tout laisse à penser que Moscou a joué un rôle dans l’élection de Donald Trump au poste de Président des Etats-Unis, voilà que les pirates informatiques russes sont accusés d’avoir également influencé le Brexit au Royaume-Uni. L’information serait la nouvelle arme du pays d’Europe de l’Est.

Les pirates informatiques russes auraient mené plusieurs attaques contre le Royaume-Uni

Créé en 2016, le National Cyber Security Center (NCSC) aurait recensé près de 600 incidents en 2016. Parmi eux, un certain nombre pourrait être imputable aux pirates informatiques russes.

C’est du moins ce qu’a clairement laissé entendre Ciaran Martin, le responsable de ce Centre lors d’un discours. Il a admis l’existence d’une ingérence russe qui se serait caractérisée par des attaques menées à l’encontre des médias britanniques, des télécommunications et des entreprises du secteur de l’énergie.

Bien évidemment, cette ingérence est prise très au sérieux au Royaume-Uni car il est hors de question que les pirates informatiques russes puissent prendre le contrôle sur l’information.

L’information, la nouvelle arme russe contre l’Occident ?

La semaine passée, Teresa May, la Première ministre britannique, est montée au créneau et n’a pas hésité de qualifier l’information comme la nouvelle « arme » de Moscou.

Selon elle, non contente de violer les règles propres au survol de l’espace aérien des Etats, de mettre en œuvre de vastes campagnes de cyberespionnage et d’être à l’origine du conflit touchant le Donbass, la Russie déploierait ses médias pour diffuser des fakes news et de fausses images comme celle tirée d’un jeu vidéo censée démontrer que les Etats-Unis défendent l’Etat Islamique.

Il faut dire que les médias russes sont le plus souvent des outils de propagande servant les intérêts de Vladimir Poutine. Aussi, pas réellement étonnant que des pirates informatiques russes et des individus à la solde de la Russie véhiculent de fausses informations sur les réseaux sociaux.

Les relayeurs de fausses informations auraient d’ailleurs largement influencé le Brexit puisque quelques 150 000 comptes Twitter ayant évoqué le sujet dans les jours précédant ce référendum décisif étaient basés en Russie. C’est du moins ce qui ressort d’une étude très sérieuse menée conjointement par l’Université de Swansea (Pays de Galles) et l’Université de Berkeley (Etats-Unis).

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