Power Off : un service payant d’attaques DDoS démantelé

Power Off

A la fin du mois d’avril, c’est une drôle d’opération que les autorités de plusieurs pays ont conduite simultanément. Visant à faire tomber « le plus gros service commercialisant des services d’attaques DDoS de la planète », l’opération Power Off a été un franc succès puisque l’activité du site a été neutralisée…

Power Off  : une collaboration internationale fructueuse

Depuis de très longs mois, les autorités d’un grand nombre de pays collaboraient ensemble pour mener une vaste opération baptisée Power Off. Ayant vocation à neutraliser le site web Webstresser considéré comme le principal service payant d’attaques DDoS dans le monde, cette opération a été dirigée par les forces anglaises et néerlandaises.

Toutefois, elle a fait intervenir des agents aux quatre coins du monde puisque les polices allemande, américaine, australienne, canadienne, croate, espagnole, hong-kongaise, italienne et serbe ont été mises à contribution.

Il faut dire que l’opération Power Off était complexe puisqu’elle devait conduire simultanément à la prise du nom de domaine incriminé, à l’interpellation des principaux protagonistes de ce dossier mais aussi à la saisie du matériel utilisé pour offrir ce service.

Plus de 4 millions d’attaques DDoS menées depuis Webstresser

Si l’opération Power Off a été particulièrement spectaculaire, c’est qu’elle a visé Webstresser, un service payant utilisé par plus de 120 000 personnes à travers le monde.

En effet, si l’on en croit les données officielles, ce service d’attaques DDoS aurait servi à mener plus de 4 millions d’attaques à ce jour, un chiffre qui n’a rien d’anodin.

Très populaire, Webstresser s’était imposé sur le Net grâce à une politique tarifaire particulièrement attractive. Eh oui, pour 15€ seulement par mois, un individu avait la possibilité de mener une lourde attaque DDoS contre la cible de son choix et ce sans disposer de la moindre connaissance en informatique.

Avec la neutralisation de Webstresser, le site ayant été rendu inopérant par les autorités, les hackers en herbe se voient priver d’une arme pour conduire leurs actions mais il en faudra sans doute bien plus pour que les attaques DDoS disparaissent.

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