Messageries chiffrées : au tour d’Interpol de prôner des backdoors

backdoors

Les semaines passent mais le débat reste… Eh oui, après que plusieurs gouvernements aient demandé à Facebook de créer des backdoors dans sa messagerie chiffrée, voilà que c’est Interpol qui prône la généralisation des backdoors dans les messageries chiffrées. Selon l’autorité internationale, ceci est indispensable pour renforcer la lutte contre la pédopornographie.

Des messageries trop bien chiffrées pénalisant l’avancée des enquêtes

Pendant longtemps, les fournisseurs de messagerie électronique et les réseaux sociaux ont été décriés pour leur incapacité à assurer la confidentialité des échanges.

Seulement voilà, ce temps est révolu et aujourd’hui, quasiment tous proposent des services de messageries avec chiffrement de bout en bout.

Pour les utilisateurs, cela est forcément une bonne nouvelle, pour les autorités un peu moins. Ces dernières se plaignent effectivement régulièrement d’être bloquées dans l’avancée de leurs enquêtes par les messageries chiffrées qui sont devenus des outils très prisés des réseaux de trafiquants en tout genre.

Plusieurs gouvernements ont déjà appelé Facebook à intégrer des backdoors dans sa messagerie chiffrée. Le FBI aussi a pris position en faveur de cette intégration et il y a quelques jours, c’est Interpol qui s’est à son tour positionné comme favorable à ce changement.

Des backdoors pour mieux protéger ou pour surveiller ?

Si Interpol a pris position en faveur de l’intégration de backdoors dans les messageries chiffrées, c’est principalement parce que l’agence européenne de lutte contre la cybercriminalité estime que son travail est freiné par ce type de services.

Selon Reuters, le projet de résolution d’Interpol indique que « les fournisseurs de services, les développeurs d’applications et les fabricants d’appareils développent et déploient des produits et des services cryptés qui dissimulent efficacement l’exploitation sexuelle des enfants sur leurs plateformes ».

Autrement dit, Interpol estime que les messageries chiffrées facilitent les échanges d’images à caractère pédopornographique et que des backdoors pourraient permettre de mieux protéger contre ce fléau.

Reste que tout le monde ne partage pas cet avis et que la communauté tech voit surtout en l’intégration de backdoors dans les messageries chiffrées une bonne occasion pour les autorités de surveiller la population.

Difficile d’avoir un avis sur cette question tant il est certain que chacune des deux parties a raison dans ce qu’elle évoque !

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