Lush ou quand un vibromasseur fait office d’espion

Lush

S’il est évident que le boom des objets connectés s’accompagne d’une hausse des cybermenaces, il faut admettre que nous ne voyons pas nécessairement le mal partout. Pourtant, tout semble bon pour nous espionner. Preuve en est, c’est le vibromasseur Lush qui fait l’actu, une de ses utilisatrices l’accusant de collecter des données quelque peu intimes…

Quand un vibromasseur en dit beaucoup sur vous…

En 2018, les objets connectés sont partout et certains s’utilisent même dans un cadre intime. C’est par exemple le cas du vibromasseur Lush qui n’est ni plus ni moins qu’un jouet sexuel connecté.

En effet, à la différence d’un vibromasseur classique, le Lush de Lovence peut être déclenché à distance puisqu’il dispose d’une connexion Bluetooth. Autrement dit, s’il peut être utilisé discrètement par Madame lorsqu’elle est seule, il peut aussi permettre de mettre en place des jeux coquins que ce soit en guise de préliminaires ou bien dans des lieux publics. Imaginez ainsi que Monsieur déclenche la vibration de Lush alors même que vous partagez un repas au restaurant…

Seulement voilà, il n’est pas question là des atouts du vibromasseur Lush mais plutôt d’un de ces défauts. Celui-ci collecterait, selon une utilisatrice, des données telles la fréquence d’utilisation mais aussi le jour et l’heure auxquels le produit sert et les couplerait aux informations personnelles des clients.

Du côté du fabricant, ces informations sont démenties puisque Lovense assure que les SMS, les messages vocaux ainsi que les photos sont cryptés sur ses serveurs et que les vidéos tournées ne transitent pas vers les serveurs.

Qui dit vrai, difficile à savoir ! Tout juste faut-il rappeler qu’un « petit bug du logiciel » avait laissé apparaître que l’application smartphone permettant de commander à distance le vibromasseur enregistrait des fichiers audio pendant l’utilisation du sextoy !

Le cas Lush, tout sauf une première !

Si vous pensez que c’est la première fois qu’un vibromasseur joue le rôle de l’espion, vous vous trompez incontestablement.

En mars 2017, la société Standard Innovation a été condamnée à une amende de 3,7 millions de dollars après que des hackers aient démontré que plusieurs jouets sexuels connectés de la gamme We-Vibe violaient la confidentialité des données.

Entre autres, l’application collectait des données comme la température de l’appareil avant de les lier aux informations personnelles, le tout pour des soi-disant « fins de recherche ». Mais la sécurité du vibromasseur, pas au point, permettait bien davantage puisqu’il était possible de la pirater à distance et de l’activer/désactiver à souhait !

Autant dire qu’avec Lush et ses concurrents, il n’y a pas que le plaisir qui peut être au rendez-vous !

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