L’outil de surveillance Geofeedia bloqué par Twitter et Facebook

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Alors que Geofeedia a été utilisé à de nombreuses reprises ces derniers mois par la police américaine pour faire face au phénomène des émeutes, voilà que cet outil de surveillance vient de prendre du plomb dans l’aile. Twitter, Facebook et même Instagram ont décidé de bloquer cet outil qui se nourrissait des données de ces réseaux sociaux.

Geofeedia, contraire aux règles de protection de la vie privée des Américains

S’il y a bien un outil qui était dans le collimateur de l’ACLU (Union des Libertés Civiles Américaines) depuis de longues semaines, c’est bel et bien Geofeedia.

Utilisé par la police américaine mais aussi par plus de 500 organismes judiciaires et agences gouvernementales sur le sol des Etats-Unis, cet outil de surveillance contreviendrait très largement aux principes de respect de la vie privée si cher à ces défenseurs des droits.

Geofeedia a en particulier joué un rôle très important durant les diverses émeutes et mouvements de manifestation auxquels ont dû faire face les Etats-Unis ces derniers mois. Entre autres, en se basant sur des données collectées auprès d’Instagram, l’outil de surveillance proposait une cartographie précise des potentiels émeutiers.

Les données Facebook et Twitter sont également agrégées par cet outil pour fournir une cartographie des plus complètes.

Facebook, Twitter et Instagram ne veulent plus collaborer avec Geofeedia

Alors que les divers réseaux sociaux avaient donné leur accord pour partager leurs données avec l’outil de surveillance, les directions de différents géants du web n’avaient pas forcément conscience que Geofeedia permettait une surveillance de masse.

Depuis qu’ils ont été alertés sur ce point par l’ACLU, Facebook, Twitter et Instagram ont annoncé leur volonté de bloquer l’accès de leurs données à cet outil de surveillance très puissant le rendant ainsi inopérant.

Autrement dit, les correspondances rapidement effectuées entre les photos des vidéosurveillances et les réseaux sociaux via un logiciel de reconnaissance faciale devraient s’avérer plus complexes à réaliser. L’ACLU ne peut donc que s’en réjouir mais les autorités américaines devraient pour leur part faire grise mine se voyant priver d’un dispositif qui les avait considérablement aidés lors des derniers mois.

Cette affaire a en tout cas été une nouvelle occasion pour l’ACLU de demander aux réseaux sociaux d’adopter une position claire en matière de protection des données.

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