Facebook dans le collimateur de la CNIL

facebook et google+

Quelques jours seulement après qu’un accord sur un bouclier de confidentialité entre Europe et Etats-Unis ait été signé, voilà que la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) a ordonné au réseau social Facebook de mettre un terme aux transferts de données vers les Etats-Unis.

Les pratiques de Facebook déplaisent fortement à la CNIL

Souvent décrié en raison du manque de confidentialité des données qui lui sont communiquées par les utilisateurs, le réseau social Facebook est depuis quelques heures dans le collimateur de la CNIL.

L’autorité qui a parmi ses missions de protéger les données personnelles sur Internet a en effet décidé de passer à la vitesse supérieure avec le géant américain puisqu’elle lui a tout bonnement ordonné de cesser le transfert des données personnelles des utilisateurs vers les Etats-Unis conformément à ce qu’impose une décision de la Cour de Justice Européenne à la date du 6 octobre 2015.

Mais le transfert des données n’est pas le seul problème relevé par la CNIL qui a aussi invité Facebook à modifier sa manière de collecter des informations sur les utilisateurs. En effet, le réseau social dépose des cookies sur l’ordinateur des internautes et ce sans avoir préalablement obtenu leur accord. Ainsi, Facebook est capable de tracer la navigation de tous ses utilisateurs afin de pouvoir ensuite proposer des publicités qui correspondent à ce qu’est susceptible de rechercher l’internaute sur le web.

Une mise en demeure publique qui pourrait faire des remous en Europe

Si la CNIL met régulièrement en demeure des sites Internet, il est rare qu’elle le fasse publiquement. Mais il semblerait que pour le cas de Facebook, elle estime que les manquements soient suffisamment graves et que le nombre de personnes victimes des pratiques du réseau social soit suffisamment important pour qu’il y ait une communication publique.

Désormais, le plus célèbre des réseaux sociaux a 3 mois pour se mettre en conformité avec la législation. Mais les ennuis ne pourraient bien que commencer pour Facebook puisque les autorités belges, néerlandaises, allemandes et espagnoles mènent actuellement des investigations à l’encontre du réseau social.

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