Epinglé par la CNIL, Facebook aussi sanctionné par l’Europe

CNIL

Décidément, Facebook vient de vivre une bien mauvaise semaine puisqu’en l’espace de quelques jours, l’entreprise derrière le célèbre réseau social a été sanctionnée à deux reprises. La CNIL l’a d’abord épinglé pour le non-respect de certaines règles en matière de traitement des données personnelles alors que la Commission Européenne l’accuse d’avoir communiqué des données erronées.

La CNIL inflige une amende de 150 millions d’euros à Facebook

Depuis de longs mois, la CNIL menait une enquête sur Facebook après avoir constaté de nombreux manquements à la loi « Informatique et Libertés ».

Entre autres, la CNIL a observé que l’entreprise américaine utilisait les données personnelles des internautes « à des fins de ciblage publicitaire ». Mais le réseau social serait allé plus loin puisqu’il aurait également pisté les internautes via un cookie baptisé « datr ».

Après la justice belge, c’est donc la justice française qui sanctionne Facebook pour sa collecte des données personnelles. Il faut dire que tous les internautes visitant le réseau social, même non-inscrits, sont susceptibles de voir ce cookie se déposer sur leur machine.

La CNIL estime donc que l’information donnée aux internautes n’est pas claire puisqu’ils ne sont pas en mesure de « comprendre que leurs données sont systématiquement collectées dès lors qu’ils naviguent sur un site tiers comportant un module social ».

Une amende de 150 millions d’euros a par conséquent été infligé par Facebook qui a dit « prendre acte de la décision de la CNIL, avec laquelle nous sommes respectueusement en désaccord ».

Un mensonge par omission qui coûte 110 millions d’euros au célèbre réseau social

La CNIL n’est pas seule à avoir mis à l’amende la société de Mark Zuckerberg puisque la Commission Européenne aussi l’a sanctionnée la semaine passée.

Cette fois, il n’est pas question de gestion des données personnelles mais plutôt du respect de la réglementation européenne en matière de concurrence. Facebook est accusé d’avoir fourni à la Commission Européenne des informations erronées dans le cadre du rachat de WhatsApp afin d’influencer une réponse positive de l’institution.

Dans ce dossier datant de 2014, le géant US indiquait ne pas pouvoir « établir d’une manière fiable la mise en correspondance automatisée entre les comptes utilisateurs de Facebook et ceux de WhatsApp » alors même qu’il savait pertinemment que le rapprochement était possible.

Face à cette situation, la Commission Européenne a infligé à Facebook une amende de 110 millions d’euros pour manquement aux règles de la concurrence. Elle a été plutôt clémente puisque cette dernière aurait pu être supérieure, la réglementation prévoyant qu’elle s’établisse à 1% du chiffre d’affaires de l’entreprise concernée.

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