Chine: l’Etat améliore son accès aux données chiffrées

Alors que de nombreux Etats s’interrogent sur la nécessaire adaptation de leur législation aux nouveaux enjeux d’Internet, le Parlement chinois a décidé de ne pas faire dans la demi-mesure en obligeant FAI et entreprises de télécommunication à décrypter les données chiffrées de leurs clients.

La Chine conçoit sa propre loi antiterroriste

A l’heure où les attentats du vendredi 13 novembre sont encore dans toutes les mémoires, de nombreux Etats ont décidé de s’intéresser à leur législation en matière de cybersécurité.

Le gouvernement chinois a, pour une fois, décidé de copier plusieurs pays occidentaux. En effet, à compter du mois de janvier, les entreprises de télécommunications comme les FAI auront l’obligation d’apporter leur soutien au gouvernement pour décrypter les contenus échangés par les clients sur leurs réseaux.

Devenues indispensables dans le cadre de la politique anti-terroriste de la Chine, ces mesures inquiètent toutefois dans l’Empire du Milieu. Plusieurs grandes entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies n’ont pas caché leur mécontentement craignant l’impact qu’elles pourraient avoir sur leur activité.

Il faut dire que la nouvelle législation prévoit des amendes et sanctions diverses si elles ne mettent pas tout en œuvre pour faire stopper les échanges de contenu faisant l’apologie de l’extrémisme ou du terrorisme.

Aux Etats-Unis, plusieurs sociétés ont trouvé la parade à une telle législation en n’étant plus détentrice de la clef de cryptage des données. Mais en agissant de la sorte, elles compliquent le plus souvent le travail des autorités.

Des back doors obligatoires sur tous les logiciels

Dans un premier temps, le gouvernement de Chine voulait instaurer une obligation pour tous les éditeurs de logiciels de laisser des back doors permettant aux autorités d’accéder dans les systèmes.

Les révélations d’Edward Snowden en 2013 quant à l’espionnage permanent des données par la NSA avait pourtant refroidi bon nombre de personnes de mettre en place ces back doors.

Pour autant, les experts en sécurité sont unanimes pour dire que les back doors sont une mauvaise solution pour la simple et bonne raison qu’elles sont aussi des portes d’entrée pour les hackers.

 

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