Plusieurs éditeurs antivirus lancent la lutte contre les stalkerwares

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Au cours des dernières années, les stalkerwares n’ont eu de cesse d’être toujours plus nombreux. Ces logiciels espions tout à fait légaux — puisque commercialisés à d’autres fins — posent pourtant de vrais problèmes. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que plusieurs éditeurs antivirus ont décidé de renforcer la lutte contre eux.

5 éditeurs antivirus s’associent pour contrer le développement des stalkerwares

À l’heure où le nombre de malwares n’a jamais été aussi important, les utilisateurs de PC et de smartphones doivent savoir qu’ils sont exposés, et ce même s’ils se sont équipés d’un logiciel antivirus.

En effet, pour contourner les logiciels antivirus, certaines personnes mal intentionnées ont recours à ce que l’on appelle des stalkerwares. Il s’agit d’applications qui agissent comme des spywares mais qui sont commercialisées à d’autres fins et qui ont, par conséquent, une existence légale.

Des applications de type contrôle parental constituent ainsi d’excellents stalkerwares puisque pour fonctionner pleinement, elles se doivent de surveiller l’activité des utilisateurs.

Aujourd’hui, ce type de produits est à l’origine de réels problèmes et 5 éditeurs antivirus (Avira, Norton, Malwarebytes, G DATA et Kaspersky) ont décidé de conduire la lutte contre eux. Pour cela, ils ont lancé l’initiative « Coalition Against Stalkerware ».

Parmi les missions qu’ils se sont données, il y a celle de fixer les critères permettant de définir ce que sont les stalkerwares. Le partage des données sensibles, l’ampleur de la surveillance de l’activité de l’utilisateur ou encore la transparence quant à l’action de l’application pourraient compter parmi les critères pris en considération.

 

Des applications presque normales en apparence

Si les éditeurs antivirus ont décidé de lancer la lutte contre les stalkerwares, c’est qu’aujourd’hui la plupart des solutions antivirus se contentent d’annoncer que ces applications sont « potentiellement dangereuses ».

En effet, elles s’apparentent à des applications presque normales et c’est souvent les permissions accordées par l’utilisateur en personne qui leur donnent la possibilité d’agir.

Autrement dit, sans action de l’utilisateur, elles ne présentent aucun danger. Pour autant, de plus en plus cherchent à se cacher une fois qu’elles sont sur le téléphone, preuve qu’elles sont là pour espionner et non pour remplir la tâche qu’elles sont censées remplir dans leur argumentaire de vente.

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