Cybersécurité : Orange acquiert SecureLink et affirme ses positions

Orange

Si Orange est pour beaucoup un opérateur téléphonique bien installé en Europe, le groupe français a, semble-t-il, d’autres ambitions. Il aspire effectivement à devenir un acteur qui compte sur le marché de la cybersécurité. Preuve en est, il a acquis il y a quelques heures la société néerlandaise SecureLink en déboursant 515 millions d’euros.

Orange Cyberdéfense veut peser à l’échelle européenne

Alors qu’Orange Cyberdéfense a atteint un chiffre d’affaires de 303 millions d’euros en 2018 en profitant pleinement de l’essor du marché de la cybersécurité dans son ensemble, voilà que le groupe français a développé d’autres ambitions pour sa filiale.

Cette volonté de grandir à l’échelle européenne s’est concrétisée ces derniers jours avec l’acquisition de la société SecureLink pour 515 millions d’euros. Important fournisseur de services de cybersécurité, la société néerlandaise pesait 248 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018.

En l’acquérant, Orange Cyberdéfense s’est ouvert l’accès à de nombreux marchés puisque SecureLink opérait majoritairement aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Scandinavie.

Aussi, après avoir connu le succès avec ses services numériques aux entreprises, Orange Cyberdéfense est persuadé d’avoir passé un cap en achetant SecureLink au point de se présenter comme un « leader de la cybersécurité en Europe ».

Devenir roi d’Europe avant de viser le monde ?

Orange a bien compris que, plus que tout autre marché assurément, le marché de la cybersécurité était un marché mondialisé. Aussi, sa stratégie de croissance externe — le groupe avait déjà acquis le britannique SecureData — a vocation à renforcer ses capacités et son expertise afin de pouvoir concurrencer des spécialistes présents à l’international.

L’acquisition de SecureLink doit effectivement permettre d’atteindre une taille critique permettant à Orange de vendre ses services à l’échelle de la planète. Reste toutefois à voir si Orange ne met pas la charrue avant les bœufs, le développement de l’activité dans toute l’Europe étant probablement la prochaine étape à ne pas négliger.

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