Cybersécurité : les investissements étrangers sous contrôle

investissements étrangers

Parce que de nouveaux secteurs économiques sont considérés comme « stratégiques », le gouvernement français a décidé d’étendre le contrôle des investissements étrangers. Ainsi, dès le 1er janvier 2019, les incursions étrangères dans certains secteurs d’activité comme la cybersécurité ou la robotique seront passées au crible.

Quand l’État sécurise ses secteurs stratégiques

Si l’État compte toujours sur les investissements étrangers pour booster son industrie, il entend mieux veiller à leur provenance et à leur portée dans les mois qui viennent, et ce surtout dans certains secteurs d’activité.

En effet, comme l’avait évoqué Bruno Le Maire en début d’année, l’État souhaite « construire une France attractive ». Néanmoins, il ne faut pas qu’une trop grande ouverture aux capitaux venus de l’extérieur s’accompagne d’un risque élevé de voir « des technologies, des compétences mais aussi des savoir-faire » piller par des investisseurs peu scrupuleux.

Voilà pourquoi l’État a décidé de sécuriser ses secteurs stratégiques en encadrant de manière plus stricte les investissements étrangers les affectant.

Davantage de contrôle des investissements étrangers dans de nombreux secteurs

À compter du 1er janvier 2019, un décret publié à la fin du mois de novembre s’appliquera dans l’Hexagone. Celui-ci prévoit qu’une autorisation préalable soit donnée pour les investissements étrangers concernant des secteurs stratégiques.

Le décret définit d’ailleurs de manière assez précise quels sont les secteurs concernés :

  • La cybersécurité
  • La robotique
  • L’Intelligence Artificielle
  • La fabrication de semi-conducteurs

Ces secteurs ne sont toutefois visés que lorsque les investissements étrangers sont relatifs à des « activités de recherche et développement de futurs moyens destinés à être mis en œuvre ». C’est par exemple le cas des prestations de cryptologie, des travaux menés pour concevoir des dispositifs permettant de « détecter » ou d’« intercepter » des conversations, des prestations de sociétés chargées d’assurer la continuité de fonctionnement des réseaux ou encore des prestations d’hébergement de données lorsque la compromission de ces dernières pourrait être de nature « à porter atteinte à des activités sensibles ».

 

Source : Numerama

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