Cyberattaques : bientôt un régime de sanctions spécifiques en Europe ?

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A l’heure où les institutions sont de plus en plus fréquemment la cible d’attaques informatiques, le conseil de l’Union Européenne a demandé la semaine passée à ce qu’un régime de sanctions spécifiques soit créé. L’objectif est bien de lutter contre les cyberattaques…

Bientôt de lourdes sanctions pour les pirates informatiques en Europe ?

Réunis jeudi dernier, les dirigeants de l’Union Européenne sont revenus sur l’attaque informatique avortée visant l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC). Selon eux, cela illustre bien la menace qui plane sur l’ensemble des institutions. C’est pourquoi ils ont demandé qu’un régime de sanctions spécifiques soit mis en place pour dissuader les hackers.

Il faut dire qu’à l’heure actuelle, la réglementation est telle que les pirates informatiques peuvent mener des attaques contre les entreprises et les citoyens de l’Union Européenne en toute impunité.

Huit Etats membres – à savoir le Danemark, l’Estonie, la Finlande, la Grande-Bretagne, la Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas et la Roumanie – considèrent d’ailleurs que des mesures urgentes doivent être prises pour lutter contre les cyberattaques.

Si le gel des avoirs détenus dans l’Union Européenne par les hackers ou encore l’impossibilité de circuler au sein de l’Union Européenne sont évoquées comme des sanctions possibles, tout ne sera pas simple à mettre en œuvre. La responsabilité d’une personne ou d’un collectif de pirates informatiques étant souvent difficile à prouver. Or, sans preuve formelle, il sera difficile de faire appliquer un quelconque régime de sanctions.

Dissuader Moscou, l’autre objectif de l’Union Européenne

Alors que tout laisse penser que Moscou est derrière plusieurs des cyberattaques majeures ayant visé des institutions ces dernières années, la demande d’un régime de sanctions pour les pirates est également un message adressé à la Russie.

L’Union Européenne montre effectivement qu’elle n’est pas dupe et que, même si elle ne peut pas officiellement faire le lien entre Moscou et les cyberattaques qui ont touché certaines de ses institutions, et ce faute de preuves, elle entend bien réagir.

Par cette annonce, elle espère calmer les ardeurs des hackers et les dissuader de perpétrer des attaques. Mais cette dissuasion se vérifiera-t-elle dans les faits ? Rien n’est moins sûr…

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