La CNIL ne veut pas entendre parler de backdoors

CNIL

Alors que les difficultés rencontrées par les autorités américaines pour accéder au contenu du smartphone d’un terroriste ont fait la Une de l’actualité pendant de longues semaines, un vaste débat s’est ouvert en France sur la nécessité de mettre en place des portes dérobées ou backdoors. Pour la CNIL, il s’agit là d’une bien mauvaise idée !

Des partisans à la création de portes dérobées

Alors que Jim Cooper, membre de l’Assemblée de Californie, n’avait pas attendu les semaines de guerre entre le FBI et Apple pour faire savoir son idée selon laquelle tous les smartphones devaient être équipés d’une porte dérobée facilitant l’accès au contenu pour les autorités, il semblerait que ce dernier ait quelques soutiens en France.

En effet, quelques mois seulement après les attentats de Paris, François Molins, Procureur de Paris, mais aussi un grand nombre de députés de droite parmi lesquels Nathalie Kosciusko Morizet, ont fait part de leur volonté de rendre obligatoire les backdoors sur les smartphones.

Ces derniers ont d’ailleurs déposé un amendement au projet de loi Numérique car ils jugent qu’il est nécessaire de donner aux forces de l’ordre un accès au matériel du moins dans le cadre d’enquêtes judiciaires.

La CNIL en accord avec l’industrie du numérique

Si la secrétaire d’Etat au numérique, Axelle Lemaire, a plusieurs fois indiqué son opposition au projet de mise en place de backdoors sur les smartphones, elle rejoint totalement la pensée des grands acteurs de l’industrie numérique tels Google ou Apple mais aussi de la CNIL.

La CNIL a d’ailleurs avancé plusieurs arguments pour justifier sa position. Tout d’abord, elle rappelle qu’une réglementation sur les moyens de crypter les données existe et que les possibilités pour les autorités d’accéder à des contenus cryptés font déjà l’objet d’un encadrement légal. Dans la même lignée, le droit donne des solutions aux autorités pour contraindre des individus à fournie les données présentes sur des supports informatiques.

La CNIL tacle également l’idée de la mise en place de backdoors en arguant qu’une telle mesure serait très complexe si ce n’est impossible à mettre en place.

Mis bout à bout, ces arguments permettent à la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés de conclure qu’une mesure comme la mise en place de portes dérobées « fragiliserait l’avenir de l’écosystème du numérique ». Voilà qui est dit !

No votes yet.
Please wait...

1 commentaire sur La CNIL ne veut pas entendre parler de backdoors

  1. Ne soyons pas naifs.Il y a des backdoors qui existent dont nous ne saurons jamais rien!

    No votes yet.
    Please wait...

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*