Les antivirus, des poisons pour l’écosystème logiciel ?

antivirus

Si une étude canadienne publiée en mai 2016 avait clairement mis en avant que les logiciels de sécurité informatique étaient contre-productifs, voilà que c’est au tour de Robert O’Callahan, ancien développeur chez Mozilla, de tenir des propos chocs. Il estime effectivement que les antivirus sont des « poisons pour l’écosystème logiciel ».

La contre-productivité des antivirus fait de nouveau débat

A l’heure où un nombre croissant de particuliers fait le choix d’investir dans des solutions antivirus afin de protéger leur matériel mais aussi leurs données, voilà qu’un ancien développeur de chez Mozilla se fait remarquer en publiant sur son blog un billet plutôt explicite.

Dans ce dernier, Robert O’Callahan s’attaque clairement aux éditeurs d’antivirus puisqu’il assure que l’ensemble des solutions disponibles sur le marché, exception faite de Windows Defender, nuisent davantage qu’elles n’apportent.

Pour justifier ses propos, cet expert en informatique rappelle que l’histoire récente a prouvé que de nombreux antivirus contenaient des failles de sécurité et celles-ci sont en capacité de véritablement affecter le système.

Les antivirus nuisent aux travaux des développeurs

Fort de plus de 15 ans d’expérience au sein de l’entreprise Mozilla à travailler tout particulièrement sur le projet Firefox, le développeur va encore plus loin au sujet des antivirus : « ils empoisonnent l’écosystème logiciel car leur code invasif et mal implémenté handicape les éditeurs de navigateurs et les autres développeurs pour améliorer leur propre sécurité ».

Par exemple, l’intégration de la distribution aléatoire de l’espace d’adressage (ASLR) dans Firefox nécessitait l’intervention de certains éditeurs d’antivirus, certains bloquant cette démarche pourtant réellement intéressante pour la sécurité des utilisateurs.

Par cet exemple, le développeur souhaite montrer que les éditeurs de logiciels doivent malheureusement composer avec les antivirus et que ces derniers créent de véritables « ruptures ». Et de conclure : « Quand votre logiciel se bloque au démarrage à cause d’une interférence de l’antivirus, les utilisateurs vont critiquer le programme, pas l’antivirus. Idem, quand le logiciel patine. »

Peut-être est-il donc temps d’incriminer les antivirus et de les désactiver. A vous de voir !

 

Rating: 5.0. From 1 vote.
Please wait...

Be the first to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*