Internet mobile : tout comprendre sur les 2G, 3G, 4 G, WiMax…

L’internet mobile tel que nous le connaissons aujourd’hui

Accéder à l’internet mobile partout en France n’est plus une utopie. Néanmoins, il faut se poser la question de l’ergonomie, de l’accessibilité, de la qualité des services mais aussi des choix technologiques. A travers ce dossier, nous allons voir que de nombreuses technologies permettant d’accéder à internet existent mais ne sont pas adaptées à tous les types d’utilisations. Nous verrons également que les supports pour l’accès à l’internet mobiles sont aussi très divers et adaptés à une utilisation précise. Dans une seconde partie nous nous intéressons aux pages internet dédiées mobiles, les formats qui existent actuellement ainsi que l’espoir prochain d’un web mobile 1.0 standardisé.

Les technologies de l’internet mobile, et celles à venir

  • La 2G (GSM)

Le GSM (2G) avec un débit qui ne dépasse pas 9,6 kbps (équivalent à celui utilisé pour les fax soit 1,2Ko/s) se destine principalement aux appels vocaux. Il reste fortement limité pour l’acheminement de données. C’est avec cette première technologie de l’internet mobile que sont apparus les premiers services WAP. Ces derniers, chers et lents, n’ont convaincu personne.

  • La 2,5G (GPRS)

En 2001, la norme GPRS fait son apparition. C’est une réelle évolution par rapport au support de communication 2G. Situé technologiquement à mi-chemin entre le GSM et l’UMTS, le GPRS est souvent appelé 2,5G. Cette technologie permet d’obtenir des vitesses de transfert trois fois supérieures au GSM, soit de 20 à 30 kbps (Soit environ 6Ko/s). Les services WAP, avec cette vitesse de transfert, sont accessibles plus facilement et vont permettre un meilleur essor … Même si dans la pratique cela n’est jamais arrivé.

Le GPRS signe également l’arrivée de l’internet mobile…allégé. La navigation sur le web est rendue possible ainsi que la lecture de mails (sans pièce jointe !). Le GPRS n’est qu’une amélioration du réseau GSM existant, c’est pour cela que la voix continue de transiter sur le réseau GSM alors que les données circulent via le GPRS.

  • La 2,75G (Edge)

Telephone Edge
L’EDGE ne concerne que la circulation des données pou l’internet mobile, la voix continuant toujours de transiter sur le réseau GSM. Contrairement à l’UMTS que nous allons voir dans le prochain paragraphe, l’EDGE est une évolution de la technologie GSM/GPRS qui permet d’obtenir de meilleurs débits.

Environ 130 kb/s (16Ko/s) en réception et de 60 kb/s (7Ko/s) en émission, soit 6 à 10 fois plus importants que le GPRS.

En terme d’évolution, cette technologie peut encore être optimisée avec le GERAN, qui pourrait être déployé en 2007 et qui autorise des débits de 400 kb/s. (50Ko/s)

  • La 3G (UMTS)

internet mobile Telephone 3G VisiophoniePassons aux choses sérieuses, avec la nouvelle génération (qui n’est pas une évolution !) de l’internet mobile. L’UMTS, 3G ou encore Mobile troisième génération permet d’exploiter une bande de fréquences plus large pour faire transiter davantage de données et donc obtenir un débit plus important.

Selon les opérateurs, il peut atteindre 2 Mbps (244Ko/s) à partir d’un lieu fixe et 384 kbps (47Ko/s) en mouvement. Bien qu’on soit encore loin de la promesse initiale, le maximum en Europe a été fixé à 384 kbps: soit 64 à 128 kbps (7Ko/s à 16ko/s) en émission et 128 à 384 kbps (16 à 47ko/s) en réception, même en mouvement (train, voiture). Ce « haut débit » mobile n’est pas si éloigné des vitesses de transmission proposées dans le cadre des premières offres d’accès à l’internet par l’ADSL ou le câble.

Ces données restent théoriques et sont obtenues à des distances proches de l’antenne, dans des conditions idéales de transfert (chose qui n’arrive jamais …). Dans tous les cas, cette nouvelle génération va permettre l’émergence de nouveaux services de l’internet mobile impossibles auparavant : musique, vidéo, TV, surf avec image, …

A noter que les puristes préfèrent utiliser le terme W-CDMA à la place d’UMTS, qui reprend le nom de la technologie déployée en Europe et par certains opérateurs asiatiques.

  • La 3,5G (HSDPA)

Alors que la 3G est installée depuis seulement quelques mois, il semble que sa mort soit déjà annoncée ! En effet, les trois quarts des 105 opérateurs mondiaux à avoir lancé des services commerciaux en 3G sont déjà en passe de faire évoluer leur réseau vers la 3,5 G ou HSDPA, ou encore 3G+. Quatorze réseaux HSDPA sont déjà ouverts commercialement, notamment en Autriche, Finlande, Allemagne, Israël, au Portugal et au États-Unis.

Le HSDPA est à l’UMTS ce que la technologie Edge est au GSM, c’est-à-dire une simple évolution du réseau. Le déploiement nécessite principalement une mise à niveau logicielle des équipements. Théoriquement, le HSDPA permet d’atteindre un débit de 14,4 mégabits par secondes (Mbps), soit 1,8Mo/s.

Pour l’instant, les réseaux déjà ouverts proposent une gamme de débits de 1,3 à 3,6 Mbps. (150Ko/s à 450Ko/s). Pour la France, c’est l’opérateur Bouygues Telecom (qui n’avait pas proposé la technologie UMTS mais EDGE) qui devrait lancer son offre dès 2007. Orange, lui, commercialise la 3,5 G pour les entreprises depuis Septembre 2006. L’opérateur mobile de France Telecom ouvrira son réseau au grand public dès le début de l’année 2007.

  • La 4G

Alors que la 3G n’était même pas encore disponible pour le grand public, un groupement d’entreprises japonaises (Samsung, NTT, DoCoMo, …) planchaient déjà sur la future technologie de l’internet mobile, la 4G… Les ingénieurs du groupe sud-coréen Samsung seraient parvenus à obtenir un débit de 100 Mb/s (11Mo/s) lors d’une expérimentation. Le tout en mouvement, dans un bus se déplaçant à 60 km/h, avec un système de communication radio MIMO (technologie semblable au MiMO Wifi qui consiste à multiplier les sources).

Les débits seraient donc près de 100 fois supérieurs à ceux qu’ils sont actuellement en France ! En théorie, la technologie déployée par Samsung pourrait même aller jusqu’à un Gbit/s (119Mo/s !).

Pour Samsung, il s’agit surtout de se positionner sur la prochaine technologie qui régira la 4G. En annonçant de premières expérimentations, la société coréenne espère prendre de l’avance et imposer sa technologie au reste du monde. Une autre technologie est également proposée comme standard pour la 4G. L’Américain Sprint Nextel entend imposer le Wimax comme technologie de référence. La différence consisterait alors à utiliser le Wimax en réelle mobilité en utilisant le standard Wimax IEEE 802 pour l’internet mobile, dont nous parlerons dans le prochain paragraphe.

Les deux technologies pourraient néanmoins converger, selon les spécialistes. Les ingénieurs ont en tout cas le temps d’y réfléchir. Samsung a annoncé que la commercialisation d’éventuelles offres 4G ne se ferait pas avant 2010. Mais le lancement de terminaux compatibles pourrait avoir lieu, quant à lui, dès 2008, soit quelques mois seulement après les spécifications adoptées lors de la WCR qui aura lieu en octobre 2007. La 4G est donc bel et bien sur les rails !

  • Le WiMax, concurrent ou complément de la 3G & 4G ?

Le Worldwide Interoperability for Microwave Access ou plus simplement WiMax est une technologie utilisant des relais Wifi pour se connecter à internet. Il faut bien différencier les deux normes de WiMax. Le WiMax fixe (IEEE 802.16-2004 ) est prévu pour un usage fixe avec une antenne montée sur un toit, à la manière d’une antenne TV (existe déjà en France notamment dans le 77 avec la société Altitude Telecom).

Le WiMax Mobile (en anglais WiMAX portable), également internet mobile - Logo Wimaxbaptisé IEEE 802.16e, prévoit la possibilité de connecter des clients au réseau de l’internet mobile. LeWiMAX mobile ouvre ainsi la voie à la téléphonie mobile sur IP ou plus largement à des services mobiles haut débit. Cette technologie existe déjà dans certaines villes japonaises ou dans certains trains en Angleterre.

Selon une étude du cabinet américain d’analyses Telecom View, le WiMax pourrait capter plus de 40% des parts du marché du haut débit sans fil mobile d’ici 2009. Ceci réduirait à 60% la part consacrée à la téléphonie troisième génération de l’internet mobile (dont l’UMTS). Le WiMax serait la technologie la plus prometteuse. A suivre donc selon Telecom View. Wait & See !

Supports de l’internet mobile & applications

Les supports de l’internet mobile

  • Les téléphones mobiles

Lorsque les connexions à l’internet mobile furent possibles, les mobiles n’étaient pas encore équipés d’écran large, avaient une résolution très faible et ne disposaient pas de la couleur. Ce support était alors très limité car il n’y avait aucun contenu multimédia.

L’internet mobile ne pouvait donc pas se développer, de part un problème technologique ne permettant pas de gros débits mais surtout limité du point de vue des supports téléphones peu adaptés à l’internet. Peu de temps après sont apparus des mobiles adaptés pour la première génération internet. Des mobiles spécialement connus par exemple pour l’affichage de contenu provenant du réseau iMode sont alors apparus.

Des écrans plus larges, colorés et disposant de résolutions plus élevées. Les portables se sont également développés techniquement : son polyphonique, hifi, lecture de fichiers son, texte ou vidéo. Cela a permis à l’internet mobile un essor important des services pour mobiles (sonnerie, logo, vidéo, informations, ….). Le surf restait encore difficile mais les services adaptés devenaient facilement accessibles. A l’heure actuelle, les mobiles sont équipés d’écran large, de résolution importante, et peuvent lire des vidéos, prendre des photos, des vidéos, …

De son côté la technologie des réseaux avance avec les réseaux UMTS ou même HSDPA. Tout est alors possible quasiment avec des services complets offerts aux mobiles mais la navigation sur le web classique ne reste pas encore possible, ou reste difficile car non adaptée.

internet mobile - Panel de telephone

  • Les PC de poche (Pocket PC, PDA, iPDA, …)

Si l’on souhaite profiter d’un véritable surf, il faut alors se tourner vers les PDA qui, grâce à un véritable clavier, un large écran et un système d’exploitation de type PC permettent de naviguer correctement sur un web qui n’est pas destiné au mobile.

PDA, ...
PocketPC, PDA, iPDA, Smartphone, …

  • Les PC portables

Plusieurs possibilités s’offrent à nous pour connecter son PC portable aux réseaux de téléphonie mobile. Les opérateurs proposent par exemple des cartes de type PCMCIA + antenne à insérer dans le PC pour ensuite capter le réseau téléphonique et accéder à internet et aux services mobiles, moyennant bien sûr un abonnement. Ce système permet de bénéficier d’internet quasiment partout en France Ces cartes permettent de se connecter avec un simple signal GPRS mais pour bénéficier d’une connexion correcte, il vaut mieux utiliser un signal de type UMTS (3G) qui permet de bien meilleurs débits. Cependant, la 3G n’est pas présente sur l’ensemble du territoire mais uniquement dans les grandes villes françaises.

A noter que certains constructeurs comme Fujitsu Siemens ou Dell commencent à intégrer les modules de réceptions et leur antenne 3G dans leurs ordinateurs portables. Malheureusement ces intégrations sont souvent couplées avec des offres d’opérateurs (Fujitsu avec Orange et SFR avec Dell).
Une autre technique permet de connecter son téléphone portable, préalablement connecté à internet, et de le brancher au PC. Il sera reconnu comme modem et permettra l’accès au web sur le PC.

Pc portabe et internet mobile

Le critère essentiel pour le choix du support est essentiellement son ergonomie. Un écran d’ordinateur portable offre des possibilités d’affichage moins limitées que sur un assistant personnel. Par ailleurs, certains logiciels et navigateurs Web équipant les PDA et les téléphones dernier cri sont souvent des versions « allégées », qui n’offrent pas le même confort d’utilisation que sur un ordinateur portable. L’encombrement extrêmement réduit des PDA et téléphones mobiles rend leur usage idéal pour une connexion occasionnelle et l’utilisation de services.

Panorama des services actuellement proposés …et ceux bientôt disponibles

  • Depuis la 2G, les services mobiles les plus utilisés restent les téléchargements de logos et de sonneries.
    Depuis l’arrivée de la 3G et des débits importants, la TV sur mobile débarque en force.
  • Google Mail (Gmail) propose une version Téléphone mobile qui est en fait une version Texte de la version standard.
  • Après le web, YouTube vient d’annoncer qu’il s’attaquera au marché des téléphones mobiles avec un portail dédié et ce, dès 2007. A noter que YouTube avait déjà lancé en mai dernier un service du nom de YouTube To Go permettant de charger des vidéos sur mobile.
  • Les messageries instantanées ont aussi leur place sur le Web Mobile avec notamment de nombreuses offres pour le Messenger de Microsoft.
  • Mappy ou Google Maps proposent aussi un service pour Mobile permettant une recherche d’itinéraire mais également des recherches de lieux à proximité (restaurants, HotSpot Wifi, …)
  • Sur les portails des opérateurs Orange World, Vodafone Live ou iMode il est possible d’accéder à d’autres services comme des infos sur son compte mobile, les actualités, les résultats sportifs, lecture de fichiers musicaux…
  • On retrouve également de nouveaux services comme la reconnaissance de pictogrammes sur les affiches ou produits en magasin qui vont permettre de télécharger des contenus liés à ces éléments (bande annonce, bon de réduction, infos complémentaires…).
  • Le développement de l’internet mobile revêt également un aspect « social » avec ClickFr pour l’envoi de photos, DailyMotion pour l’envoi de vidéos ou encore la rencontre de personnes proches de chez vous.
  • La création de pages Web personnelles est aussi au rendez-vous (CV en ligne consultable sur téléphone, carte de visite…) grâce, par exemple, à Google Page Creator et son module Téléphone.
  • De nombreux autres services sont en développement : paiement sécurisé par mobile, recherche de places de parking disponibles, achat de tickets cinéma (Mobio.com),
  • Des services d’apprentissage des langues devraient bientôt être disponibles chez SFR. (Visio, son, vidéo…)
  • Arrivée des jeux multi-joueurs sur mobile….

 

Les langages de l’internet mobile

Contrairement à un ordinateur, accéder à Internet à partir d’un téléphone mobile ou d’un PDA n’est pas chose facile. Cela provient d’abord de la taille de l’écran. Là où on dispose maintenant d’écrans de plus de 20 pouces pour un ordinateur, les terminaux de l’internet mobile ne possèdent que de petits écrans (leur but principal reste quand même les appels téléphoniques pour un mobile et l’organisation pour un PDA) permettant de les transporter avec soi et de les utiliser où que l’on soit.

Ces petits écrans ne sont donc pas destinés à l’origine à être utilisés comme un ordinateur de bureau. Il n’est donc pas encore possible (pour le moment) de consulter un site Internet sur un téléphone portable comme on pourrait le faire avec un ordinateur. Il faut donc que les sites s’adaptent, par exemple en créant un deuxième site dans un langage propre à l’internet mobile.

LCI l'internet mobile

 

Les différents langages utilisés pour l’internet mobile

Comme nous avons pu le voir précédemment, l’internet mobile est accessible grâce à différents ensembles de services et protocoles (I-mode, Wap). Afin d’afficher les pages Web, chaque ensemble utilise un langage propre (propriétaire ou non). Cependant, la téléphonie mobile est en constante évolution (les téléphones ne cessent d’évoluer) et il en sera de même pour l’internet mobile. Ainsi, même s’ils ne changent pas de nom, les services changent souvent de format pour diffuser les pages Web. Cette partie va donc retracer et détailler les différents langages de l’internet mobile selon les ensembles de services.

  • L’I-modelogo Imode

A son tout début, au Japon, l’I-mode était fondé sur le langage C-HTML (c pour Compact). Le C-HTML est un langage dérivé du HTML. Il utilise les balises principales du HTML mais propose également plusieurs fonctionnalités non disponibles dans le HTML standard avec notamment les clés d’accès, les raccourcis vers les numéros de téléphone pour les liens. Le C-HTML n’est pas standardisé mais le World Wide Web Consortium a écrit une note pour le définir en indiquant certaines directives afin qu’il soit lisible par les différents supports sur lesquels il est conseillé (téléphone mobile, PDA…). On retrouve également dans cette note toutes les balises héritées du HTML ainsi que son doctype.

 

Voici les principales différences entre le C-HTML et le HTML :

  • Il ne contient pas les balises HTML pour écrire en gras et en italique ou souligné
  • Le java script n’est pas géré
  • Les feuilles de style CSS ne sont pas supportées
  • Les cookies

Maintenant, le langage utilisé pour les sites mobiles utilisant I-mode est l’I-HTML (pour I-mode HTML). Cependant, il est basé sur le C-HTML. Ce langage diffère sur les points suivants :

  • Supporte les CS japonais et ShiftJIS (qui englobent l’ASCII 7-bit)
  • Des attributs concernant les téléphones mobiles sont ajoutés dans certaines balises, par exemple afin d’associer un lien à une touche du téléphone
  • Des balises d’affichage d’image locale, appelées Emoji, sont ajoutées (pour l’affichage d’un smiley par exemple)
  • Un nombre limité de protocoles peut être utilisé dans les liens (http, https, tel, SMS…)
  • Il supporte les images aux formats GIF 87, 87a, 89a (parfois WBMP)
  • Supporte les GIFs animés
  • Le Wap

Le Wap utilise un format spécifique, le WML, dérivé du XML. Le WML est doté de son propre format d’image, appelé Wireless Bitmap (WBMP), dérivé du format BMP, mais en noir et blanc.

Pour créer un site en WML, il faut d’abord spécifier le type de document :

<? xml version= »1.0″?> < ! doctype wml public « -//wapforum/dtd wml 1.1//en » « http://www.wapforum.org/DTD/wml_1.1.xml « >

L’élément racine de WML est l’élément (équivalent de la balise pour le HTML) découpé en cartes, permettant de le structurer de manière à être lisible sur un écran de téléphone portable. Les cartes sont définies par des balises. On peut donc mettre plusieurs cartes dans un même document WML. Les attributs possibles de la balise card sont : id et title.

En dehors de cette particularité, la syntaxe de WML est très proche du HTML.
Exemple de document WML minimal :

< ?xml version= »1.0″? >
< ! doctype wml public « -//wapforum/dtd wml 1.1//en » « http://www.wapforum.org/DTD/wml_1.1.xml « >
< wml>
< card id= »carte »>
< /card>
< /wml>

 

internet mobile

La version 2.0 du WAP (destinée par exemple à l’UMTS) marque l’abandon de WML au profit de XHTML, format également utilisé par l’Internet pour ordinateur et déjà standardisé.
Bien que le langage par défaut du Wap soit le WML, certains opérateurs téléphoniques ont crée leur propre langage.
Nous pouvons citer par exemple Orange qui a crée le OML, ou bien Vodafone avec le PML. Ces langages sont en fait des dérivés du XML auxquels des balises spécialement créées par et pour ces opérateurs ont été ajoutées. Ces deux formats sont donc propriétaires. Cependant, bien qu’ils s’agisse de langages, ils ne sont pas directement interprétés par les téléphones mobiles.

L’avantage de ce type de langage est qu’il n’y a plus besoin de créer un site par langage. En effet, un site créé en PML par exemple, sera d’abord interprété par VodafoneLive qui le présentera ensuite dans le format adapté au téléphone mobile de l’internaute (WML, C-HTML…) d’où le fait que ces langages ne sont pas interprétés directement par les terminaux. Un site formaté dans ce langage pourra également être disponible depuis le portail VodafoneLive.
Il en est de même avec le OML d’Orange pour son portail OrangeWorld.

 

Le W3C Mobile & Conclusion

Le W3C et l’internet mobile

  • Historique des recherches du W3C

Comme pour l’Internet à partir d’un ordinateur, le W3C veut prendre part au développement de l’internet mobile afin de construire des bases communes à tous les acteurs et créer des standards.

En 2005 le W3C a présenté le Mobile Web Initiative, un projet visant à améliorer la diffusion de contenus Web sur toute solution mobile.

internet mobile WMIMais, contrairement à sa mission habituelle de définir les standards du Web, le consortium se tourne cette fois-ci vers les éditeurs et les diffuseurs de contenus. En effet, comme l’internet mobile existe déjà depuis quelques années et que différents services proposant Internet existent, il est difficile de pouvoir créer des standards compatibles avec tous les téléphones existant sur le marché. Pour cela, deux groupes de travail ont été créés. Le premier, baptisé Mobile Web Best Practices Working Group, a la charge d’élaborer un guide de bonnes conduites d’accessibilité pour les fournisseurs de contenus. Objectif : les orienter vers un développement multi plate-formes, pouvant notamment fonctionner sur les terminaux mobiles. Ce groupe développera également une marque de confiance portant le nom provisoire « mobileOK« .
Le deuxième groupe de travail, baptisé Device Description Working Group, quant à lui, développera une base de données de description des types de terminaux mobiles. Objectif : mettre à la disposition des fournisseurs de contenus une description précise des spécifications des terminaux mobiles disponibles sur le marché.

  • Les recommandations du W3C pour le Web mobile 1.0internet mobile logo W3C

Ainsi, en Juin 2006, le Mobile Web Best Practices Working Group appartenant au W3C à publié un guide de bonnes pratiques (« Mobile Web Best Practices 1.0 ») censé aider au développement de pages Web destinées à être visualisées sur des solutions mobiles.Ce guide des bonnes pratiques ne fait pas encore office de référence pour le Web mobile. Il s’agit juste de recommandations. Cependant, nous pouvons voir que le langage choisi par le W3C comme support au Web mobile est le XHTML basic 1.1. Ce guide est divisé en soixante pratiques regroupées selon cinq thèmes :
– Comportement général (Overall Behavior)
– Navigation et liens (Navigation and Links)
– Mises en pages et contenus (Page Layout and Content)
– Identification des pages (Page Definition)
– Entrées de l’utilisateur (User Input)

Les cinq thèmes reprennent en fait les recommandations des langages déjà standardisés pour l’internet « normal », tel que le XHTML (utilisé comme support). Il n’y a pas réellement de pratiques propres à l’internet mobile, à part la définition d’une largeur maximale pour un site (120 pixels). Cependant, ce guide est en constante évolution et est mis a jour régulièrement. Le W3C a sorti également un validateur basé sur ce guide. Ce validateur permet de voir si le site entré en paramètre est conforme aux recommandations de ce guide.

  • Un espoir pour l’internet mobile standardisé

Avec les initiatives du W3C, le Web mobile est sur la bonne voie pour être standardisé. En effet, il serait bien plus pratique d’avoir un seul standard pour l’internet mobile.

Premièrement, cela serait plus pratique pour les créateurs de sites Internet. En effet, avec les différents services pour le Web mobile, il faut aujourd’hui créer au moins deux sites pour que tous les utilisateurs puissent y accéder correctement.

Deuxièmement, plus pratique pour les utilisateurs : car si un utilisateur change de mobile, il se peut que la technologie d’accès à Internet change et ainsi l’utilisateur risque d’être perdu. Le premier pas vers la standardisation est la création d’un nom de domaine spécialement conçu pour l’internet mobile. Ce nom de domaine est le .mobi. Cette extension sera utilisée en particulier pour les sites « mobiles » programmés en XHTML destinés aux téléphones portables et PDA dont la résolution d’écran est en moyenne de 320 x 240 (en VGA 640 x 480 sur les derniers PDA).

Avec cette extension, un testeur de sites Web mobile a été créé : le Moby Ready Report, qui analyse de manière visuelle le chargement de votre site et vous indique s’il est conforme aux recommandations du W3C (en cours d’écriture).

Concrètement, seuls les sites déjà conçus en respect des standards d’accessibilité (notamment XHTML 1.0 Strict) auront un bon résultat avec le Moby Ready Report.

Validateur Mobile

Conclusion
D’une part, nous pouvons voir que l’évolution des technologies mobiles a été rapide et ne cesse de s’accélérer. Les débits sont toujours plus importants et vont permettre de développer toujours plus de services proposés aux utilisateurs. Chaque fournisseur choisit cependant la technologie qu’il va proposer et cela pose bien entendu des problèmes de compatibilité. Le web unique n’existe pas encore du point de vue de la technologie.

Concernant les supports, nous avons pu voir que les téléphones portables, même si les progrès sont conséquents, ne permettent pas un surf classique mais permettent d’accéder facilement aux services dédiés et conçus pour ce genre de terminaux. Seul les PC portables vont permettre d’utiliser au mieux le Web. Pour pouvoir améliorer les conditions de navigations sur Internet à partir d’un terminal mobile, il faut donc que se soit les sites Internet qui s’adaptent à ces terminaux, dont à leur taille d’écran par exemple. Il n’est pas aisé de consulter un site à partir d’un téléphone ou d’un PDA par rapport à un ordinateur. De plus, le nombre d’opérateurs, de technologies utilisées pour diffuser l’internet mobile et le nombre de langages existant ne facilitent pas la tâche des créateurs de sites. Il faut faire au moins deux versions d’un même site pour qu’il soit visible sur tous les supports.

Cependant, le monde de l’internet mobile, poussé par le W3C, subit des changements, avec notamment la création du .mobi et le guide de recommandation du W3C. Avec tous ces éléments, nous pouvons penser que la standardisation du Web mobile est en cours. Certes, cela n’en est encore qu’aux balbutiements, mais nous sommes sur la bonne voie.

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