L'APRIL qui est
à l'origine de l'initiative
Candidats.fr vient de nous faire parvenir un communiqué de presse ou elle remercie les candidats à la présidentielle qui ont répondu
à son questionnaire. Elle se réjouit de voir que les sujets qu'elle a abordés ont été traités en profondeur par la quasi-totalité des candidats, et se félicite ainsi d'avoir pu contribuer à alimenter le débat de fond sur le logiciel libre et les libertés numériques.
Huit des douze candidats à la présidentielle ont répondu au questionnaire Candidats.fr : François Bayrou, Olivier Besancenot, José Bové, Marie-George Buffet, Jean-Marie Le Pen, Ségolène Royal et Dominique Voynet. Arlette Laguiller nous avait fait savoir très tôt qu'elle n'avait pas les ressources pour répondre. Frédéric Nihous, Philippe de Villiers, Nicolas Sarkozy, Gérard Schivardi, eux, n'ont pas répondu sans fournir de raison. L'APRIL regrette d'autant plus l'absence de réponse de Nicolas Sarkozy, contrairement à ce qui avait été promis publiquement ; il est le seul candidat présidentiable à ne pas s'engager à défendre le logiciel libre.
Lancée le 2 février dernier par l'APRIL, l'initiative candidats.fravait notamment pour objectif de permettre aux candidats à l'élection présidentielle de présenter leur vision sur des sujets concernant directement les citoyens soucieux de l'avenir du logiciel libre (brevetabilité, droit d'auteur, informatique de contrôle, interopérabilité, ...) et, plus largement, des libertés du public à l'ère du numérique.
L'APRIL remercie tous les candidats qui ont répondu, permettant ainsi aux citoyens de mieux connaître leurs positions sur le logiciel libre et les libertés numériques.
La qualité des réponses argumentées illustre, pour l'APRIL, lacapacité des candidats à s'entourer d'experts, à auditionner, à confronter des avis sur des sujets sensibles, parfois encore brûlants, ce qui est en soit une bonne chose dans la mesure où cela permet, quoiqu'il arrive, de faire avancer la réflexion dans chaque parti.
La capacité à s'extraire de l'apparente technicité pour relier les enjeux du numérique à d'autres sujets de société est aussi réjouissante : elle témoigne que les enjeux ont été intégrés dans un projet de société et que la politique a su prendre le pas sur la technique, qu'elle soit informatique ou juridique.
C'est heureux, car l'ère du numérique est notre avenir commun tant d'un point de vue sociétal qu'économique et la liberté informatique conditionnera de plus en plus demain notre capacité à exercer
d'autres libertés fondamentales.

C'est bien pour cela que l'absence de réponse de Nicolas Sarkozy au questionnaire Candidats.fr est préoccupante, en plus du fait que ce candidat ne tient pas ses promesses avant même l'élection. Bernard
Carayon s'était en effet engagé, lors de la table ronde politique du salon Solutions Linux 2007, à ce que le candidat de l'UMP réponde
au questionnaire. L'APRIL considère cette absence de réponse comme
logique au regard du bilan déplorable que laisse l'UMP quant aux droits des auteurs et des utilisateurs de logiciels libres, et plus largement des citoyens, des consommateurs et des entreprises évoluant dans l'environnement numérique. L'APRIL ne s'étonne même pas qu'Eric Walter, responsable du service internet de l'UMP, considère que la loi DADVSI
ne lèse pas les consommateurs.
Il s'agit donc bien d'un "Z" et non un "S".
Mon nom est aussi compliqué et je ne supporte pas les maladresses à son sujet.
Amicalement,
Denis.